USA : Une compagnie de taxi se voit amputée des aides et risque de perdre sa licence pour discrimination sur les tarifs demandés aux handicapés.

Taxi_Oregon.jpegAux Etats-Unis, en général toutes les compagnies de taxis sont tenues d’adapter un certain nombre de véhicules de leur flotte pour permettre le transport des personnes handicapées en fauteuil ou mini-scooter.

C’est de cette obligation qui diffère d’Etat en Etat que vient le fait que vous pouvez disposer de nombreux véhicules avec élévateur pour l’embarquement des fauteuils roulants.

Or un exploitant de taxis basé dans la ville de Eugène en Orégon vient de se faire fortement réprimander par les autorités locales et risque de perdre sa licence pour discrimination au prix demandé.

La manager de la compagnie offre un service de van accessible depuis plus de 20 ans mais réclame pour celui-ci un prix à la course supérieur à celui d’un taxi normal de la flotte.

Sa décision tient à ce que le coût pour équiper une camionnette et en assurer sa maintenance est supérieur à un véhicule normal, de plus, une course prend plus de temps au chauffeur et en immobilisation vu qu’il faut manipuler la rampe, fixer ou libérer le fauteuil roulant…

Les autorités de la ville d’Eugène ont vivement réagit car la compagnie viole la loi fondatrice des droits des handicapés, l’ADA ( Americans with Disability Act ) qui impose que n’importe quel service soit tarifé au même prix et ce que l’on soit valide ou handicapé. Les autorités ont donc signifié à l’intéressée le risque de perte de sa licence qui devrait lui empêcher dans le futur d’exercer sa profession .

C’est à ce niveau que le bat blesse car à son tour, la compagnie de taxi accuse les autorités de discrimination car le prix demandé pour une licence de taxi se calcule sur une base de 3$ pour un taxi normal et sur une base de 20 $ pour un van adapté.

Pour les autorités, les coûts des taxis doivent être répartis sur tous les véhicules adaptés ou non, et définir le coût de la course qui doit être le même pour tout les utilisateurs qu’ils soient handicapés ou non.

La compagnie menace de ne plus mettre en service ses véhicules adaptés si cette disparité de prix n’est pas autorisé dans les fait mais contre l’ADA, il n’y a rien à faire, le problème est que la compagnie peut se limiter au nombre légal et minimum de vans adaptés à mettre à disposition et supprimer tous les autres.

Une solution n’a pas encore été trouvée mais cette situation est typique de la difficulté de répartir sur tous les consommateurs les frais des divers services et de ne pas laisser toujours les personnes handicapées être pénalisées financièrement parce que le matériel et les adaptations à mettre à disposition sont très onéreuses , ce qui est aussi une réalité de terrain.

( Source : http://www.kval.com )

( Photographie, Mme Guelld propriétaire de la compagnie de taxi qui présente un van accessible qui risque d’être retiré de la route ).

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Président association Handimobility. Economiste - Licencié en sciences sociales

Article publié le : 14 janvier 2010 dans la catégorie 2010,Auto-car-moto,Discrimination,Transport,Transports

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