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Cela apparait comme un fait divers anodin : une place de stationnement pour personne handicapée occupée à répétition par un véhicule sans autorisation. Un situation banale direz-vous ? or c’est ce type de problème qui est à l’origine d’une tentative de suicide d’un salarié handicapé travaillant au sein de l’entreprise Intertechnique située à Plaisir dans les Yvelines.
Tenter de se suicider à cause d’une place de stationnement pour personne handicapée toujours indument squattée par des véhicules sans autorisation, voila qui parait surréaliste et pourtant, on ne répétera jamais assez que chaque problème ayant pour origine l’incivisme, le manque d’accessibilité ou le manque de respect de la part d’autrui viennent s’ajouter les uns aux autres, jours après jours, pouvant rendre ainsi l’existence d’une personne handicapée (qui est sous pression ou dépressive) simplement invivable.
Cet aspect cumulatif des frustrations illustre le proverbe bien connu « Une goutte d’eau qui fait déborder le vase « .
C’est ainsi que l’on a appris, sur Europe 1, qu’un salarié handicapé atteint de la maladie de Parkinson, a tenté de se suicider dans les locaux même de l’entreprise Intertechnique.
Chaque matin, ce travailleur était confronté au problème répétitif qui voyait sa place de parking handicapé (la plus proche du lieu de son poste de travail) occupée par une voiture sans autorisation. L’homme déclaré sous pression, fatigué et fou de rage a alors décidé d’avaler des médicament avant de se rendre sur son lieu de travail, où il est rapidement tombé dans le coma.
Le travailleur handicapé a pu être sauvé et ce 15 juin, un représentant du comité d’hygiène et de sécurité de la société Intertechnique mettait en cause la passivité de la direction face à ce problème répétitif à la base de cet incident qui aurait pu très mal tourner.
La Direction a réagit en informant le salarié handicapé qu’une place de parking lui serait désormais réservée.
La société Intertechnique a d’ailleurs rapellé que le respect des personnes handicapés faisait partie intégrante du règlement d’ordre intérieur de l’entreprise, des autocollants d’avertissement sont depuis utilisés pour sensibiliser les employés inciviques.
Cette histoire est loin d’être anodine car elle confirme 3 caractéristiques négatives qui caractérisent trop souvent notre société, 3 faits auxquels sont généralement confrontés de façon constante les personnes handicapées :
1 – Les personnes inciviques coincées dans leur petit égoïsme ne se rendent pas compte que leur comportement n’est pas unique. Le problème ainsi engendré par leur comportement (qui leur parait souvent comme anodin et sans conséquence) vient s’ajouter à de (trop) nombreux autres problèmes que doivent vivent les personnes handicapées au jour le jour. L’aspect cumulatif des frustrations ainsi engendrées peut rendre la vie des moins valides très pénible et avoir des conséquences vraiment néfastes.
2 – Les autorités (qu’il s’agisse d’une direction, de la police, de gardes privés…) tardent souvent à réagir avec efficacité et présentent beaucoup trop souvent une attitude anormalement passive face à ce type de problème.
3 – Les actions répressives (ou en tout les cas efficaces) ne sont en général mises en oeuvre que beaucoup trop tard. Il faut généralement qu’un « drame », une action violente ou une focalisation des médias ait eu lieu pour voir la problématique traitée correctement.
Voici pourquoi ce fait que l’on qualifierait sans doute trop vite de « divers » ne l’est pas. Il est la résultante d’une société trop passive face aux incivilités de tout poils. Voila comment un problème répétitif de stationnement concernant une place de parking handicap peut, en cumul avec d’autres facteurs aboutir à un drame humain. La bonne question qui doit être alors posée est la suivante : Pourquoi a-t-on attendu si longtemps pour réagir ? Une question qui peut se poser dans bon nombre de problématiques liées au handicap.
Sur base d’informations recueillies également sur LE FIGARO







