Nanotechnologies : le projet incroyable Clinatec pour 2013 : guérir de Parkinson, faire marcher les paraplégiques MAIS…

Nanotechnologies : le projet incroyable Clinatec pour 2013 : guérir de Parkinson, faire marcher les paraplégiques MAIS…


Ce qui va se passer dès 2013 est purement incroyable, Clinatec va enfin pouvoir faire entrer dans ses laboratoires des personnes sur lesquelles sera implantée une interface homme-machine – basée sur des micro-puces et les nanotechnologies – dans le but d’éradiquer la maladie de Parkinson et même de faire marcher à nouveau des personnes paralysées.

Si tout ceci semble un projet extraordinaire tout droit sorti d’un univers de Science fiction, il n’en reste pas moins que les opposants au projet montent sur les « barricades » en vue de dénoncer ce qu’ils considèrent, de la part des firmes et laboratoires technologiques, comme le « pas en trop » et incroyablement « dangereux » qui risque d’engendrer pour la première fois dans l’histoire des « hommes-robots » ou la machine va phagocyter petit à petit l’être humain dans ses structures les plus complexes et les plus « intimes ». Retour sur le projet….

Imaginez, début 2013, des patients volontaires vont investir petit à petit un laboratoire composé d’un couloir et de six chambres qui sont restées jusque la inoccupées. Le personnel qui va s’occuper d’eux est composé d’une soixantaine d’ingénieurs, de médecins et de biologistes.

Ceux-ci ne représentent pas le personnel habituel que l’on peut rencontrer dans une clinique traditionnelle, non, ils sont prioritairement spécialisés dans la technologie et plus particulièrement les nanotechnologies. Le projet qui passe maintenant dans sa phase concrète est considéré par les responsables de Clinatec comme l’un des plus prometteurs au niveau de l’interface cerveau-machine.

Ici, grâce à un boîtier implanté dans le cerveau de ces volontaires on ne vise pas moins que de faire marcher une personne tétraplégique ou changer l’humeur d’un dépressif voire éliminer les terribles tremblements des personnes atteintes de Parkinson.

Ceci n’est pas qu’un concept, un rêve ou un projet… Il s’agit bien de ce qui va réellement se passer en 2013.

Cette aventure va se dérouler dans un laboratoire flambant neuf à l’accès ultra-sécurisé sur la presqu’île scientifique de Grenoble. Clinatec est quant à lui le laboratoire soutenu par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et le CHU de Grenoble.

Ayant obtenu cet été l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament pour procéder à ses premiers essais sur l’homme après environ cinq ans de recherche, ce grand projet basé sur les nanotechnologies va donc être appliqué réellement et concrètement sur l’être humain après avoir été testé sur des singes et des cochons.

Dans un premier temps, le programme de Clinatec va consister à implanter à la surface du cerveau d’un patient tétraplégique un minuscule boîtier contenant des électrodes. Les micro-puces ainsi intégrées vont enregistrer l’activité cérébrale et la transformer en mouvements par le biais d’un bras ou d’une jambe robotisés.

Le système est « simple » au niveau de sa conception mais évidemment incroyablement complexe à mettre en oeuvre. Il s’agit à la personne handicapée, par exemple de penser à lever le bras ou, a bouger la jambe pour que la « pensée » ainsi générée émette des signaux électriques qui vont être captés par ce fameux boîtier pour être ensuite être décodés et traités par un logiciel, un programme spécifique qui activera alors réellement le bras ou la jambe articulée.

Parallèlement à ce projet, les chercheurs travaillent à la miniaturisation des composants utilisés dans la neurostimulation cérébrale qui devrait déboucher sur une technologie permettant grâce à l’envoi d’une fréquence électrique dans certaines zones du cerveau de faire disparaître les tremblements des malades atteints de Parkinson.

Ces électrodes mesurent moins d’un millimètre ce qui devrait les rendre plus efficace et permettre de soigner d’autres types de maladies comme les dépressions graves ainsi que les troubles du comportement.

Alors ou est donc le problème ? N’est ce pas un magnifique pas en avant ? Un bond technologique qui va enfin permettre d’éradiquer des handicaps ou affections terribles ?

Tout ne semble pas aussi rose pour bon nombre d’opposants à ce projet qui va débuter début 2013. Le collectif grenoblois Pièces et main d’oeuvre qui rassemble une centaine de manifestants voit dans le projet de Clinatec une « porte ouverte vers la production de robots humains« .

Ces opposants fustigent ici « la tyrannie technologique » et l’absence de transparence des expériences Clinatec. Celles-ci seraient un pas de plus voire même de trop vers l’homme machine qui pourrait très vite apparaitre comme banal.

Après avoir oeuvré dans le domaine de la santé, les recherches pourraient très vite tendre vers un autre domaine d’application plus controversé, celui de l’amélioration des capacités humaines grâce à la fusion des technologies, de la robotique au biologique pour obtenir un personnage toujours plus performant et compétitif qui provoquerait une déshumanisation de la personne qui se verrait ainsi conduire vers un modèle unique, non déviant, retrait dans un moule prédéfini, accepté par une société de moins en moins enclin d’accepter la différence des uns et des autres.

Quoiqu’il en soit, l’histoire retiendra peut-être 2013 comme la date ou a débuté la fusion « homme-machine » qui aura permis de déboucher sur un nouveau modèle « humain » avec de nouvelles caractéristiques et de nouveaux standards.

Quoiqu’il en soit les obstacles tant technologiques, humains mais aussi philosophiques et psychologiques sont encore très nombreux à lever.

Plus à propos de Philippe Steinier

Philippe Steinier a publié 3294 articles dans le blog Handimobility..

Président association Handimobility. Economiste - Licencié en sciences sociales

Article publié le : 20 novembre 2012 dans la catégorie Santé & Médecine,Technologie & Futur

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