La robotique entre par la grande porte dans la vie des personnes handicapées. Cette fois, c’est Paro, le robot thérapeutique qui sous la forme d’un gentil bébé phoque vient combattre la maladie d’Alzheimer.
A un certain stade de l’évolution de l’Alzheimer ( généralement après la perte de la mémoire immédiate et de certains mots courants ), la personne atteinte de la maladie en vient à perdre ses facultés cognitives, et se retrouve dans l’incapacité de communiquer avec les gens qui l’entourent.
les conséquences sont logiques : repli sur soi qui coupe la personne de ses contacts extérieurs ce qui ne fait qu’aggraver le manque de stimulation de l’intellect.
C’est à ce niveau qu’intervient le robot Paro qui sous son apparence de bébé phoque attendrissant crée une interaction avec la personne. Avec ses 57 cm, ses 3 kg et sa fourrure très douce, il réagit aux caresses en remuant la queue et en fermant les yeux. Il a la capacité d’apprendre un nom ( par exemple celui du patient ), manifester des émotions et émettre des sons semblables à ceux d’un vrai phoque. Il est capable de repérer une personne ou une voix grâce à ses capteurs.
Cette douce peluche robotisée améliore la sociabilisation du malade et de réduire son stress un peu comme un vrai animal pourrait le faire. Paro n’est pas un substitut qui remplace les relations humaines mais bien un outil complémentaire qui doit être utilisé dans un plan d’ensemble pour lutter contre l’évolution de l’Alzheimer.
Il est à noter que des effets négatifs peuvent être engendrés par la présence de Paro. Il a été constaté par exemple en Allemagne que certains patients qui s’étaient attaché à Paro avaient été isolé par les autres malades. L’encadrement par le personnel soignant est donc nécessaire pour que l’attachement du patient au robot ne l’isole encore plus au sein de sa communauté.
C’est ici que la robotique montre ses limites tant pour les personnes handicapées mentales que physiques, elle ne doit pas générer un plus grand isolement, détruisant le tissu social existant. Elle doit rester un outil parmi d’autres, un complément aux aides et relations humaines et non pas une excuse pour la société de se débarrasser avec bonne conscience de ses responsabilités vis à vis des personnes fragilisées et handicapées.
( article documenté a partir de http://www.gerontechnologie.net )
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