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Cela fait longtemps que la problématique des assistants sexuels pour moins valides fait couler de l’encre. Cette fois, les premiers «assistants sexuels» de Romandie reçoivent leur diplôme ce samedi 13 juin 2009. Quatre femmes et six hommes formés durant un an pour offrir sensualité, intimité et sexualité à des personnes handicapées. Ils sont masseur, thérapeute, responsable de relations publiques ou artiste, ont entre 35 et 55 ans et ont suivi une formation pionnière en vue de prodiguer caresses, érotisme et moments d’intimité à des personnes handicapées physiques ou mentales, contre rémunération. Avec un idéal commun: remédier à l’immense solitude des corps entravés par des barrières de mobilité, d’apparence et de communication. Il n’en reste pas moins que 80 candidats se sont présentés pour cette formation et seulement 12 ont été retenus par le SEHP ( En savoir plus en page intérieure… )
Des personnalités et des qualités triées sur le volet :
le Sehp ( Sexualité et Handicaps Pluriels ) a donc retenu 12 assistants. Pour pouvoir obtenir et former des candidats de qualité, la sélection comprend plusieurs entretiens détaillés et une vérification du casier judiciaire car il faut présenter une personnalité équilibrée et avoir une sexualité épanouie mais exempte de problèmes judiciaires. L’assistant doit bien sur être à l’aise avec le toucher et le handicap. La durée de la formation (18 jours sur un an et des dizaines d’heures de travail personnel) et son coût (4200 francs Suisse) sont aussi gages de motivation.
Une activité qui ne peut-être principale :
Une particularité de ces assistants sexuels est qu’ils ont l’obligation d’exercer un autre métier au moins à mi-temps et d’informer ses proches de ce choix. Pas question donc d’exercer un métier qui pourrait devenir un moyen exclusif de gagner de l’argent comme dans le cas de la prostitution.
Pour en savoir plus sur « Sexualité et Handicaps Pluriels », visitez leur site officiel : http://www.sehp.ch
( Source : http://www.arcinfo.ch )

Un documentaire sera diffusée le 12 juin, de 16 heures à 17 heures, sur France Culture, dans l’émission « Sur les docks ». Son titre : « Les corps solidaires »
L’émission diffusée le 12 juin sera disponible à l’écoute en différé et téléchargeable pendant quinze jours après la date de diffusion sur le site de l’émission :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/sur_docks/
Il suffira de cliquer sur le lien Archives pour retrouver « Les corps solidaires »
> SUR LES DOCKS
Champ libre : « Les corps solidaires »
Production : Claire Hauter
Avec : Catherine Agthe-Diserens : sexo-pédagogue, présidente de l’association suisse Sehp (Sexualité et handicaps pluriels) ;, Lorenzo Fumagalli : kinésithérapeute et assistant sexuel en Suisse alémanique ;, Sheila Warembourg : formatrice et sexo-pédagogue.
Un documentaire de Claire Hauter et Rafik Zenine
Dans le grand mouvement d’autonomisation des personnes handicapées, une question fait encore largement débat en France, celle de l’assistance sexuelle.
L’assistance sexuelle, qui a vu le jour en Hollande en 1980, est une prestation destinée aux personnes handicapées qui ne peuvent avoir accès à leur corps sans l’aide d’un tiers. » C’est une suppléance sensuelle, précise Catherine Agthe-Diserens, sexo-pédagogue de renom, pour des personnes, tous handicaps confondus, qui sont dans des déserts dans ce domaine. » Jusqu’à présent, leur seul recours consistait à s’adresser à des professionnel(les)s du sexe. C’est pour remédier à cette situation que tour à tour l’Allemagne, le Danemark, et, en 2003, la Suisse alémanique, ont mis sur pied des formations d’accompagnateurs sexuels, comme une réponse possible à la solitude des corps.
En Suisse romande, c’est une première. Sous la houlette de Catherine Agthe-Diserens et d’un volant de formateurs dont une bonne part vit elle-même avec un handicap, dix candidats ont été retenus. Qui sont ces pionniers ?
Six hommes et quatre femmes, dont un Français et un Québécois, venus de tous les horizons professionnels : kinésithérapeutes, infirmier, physiothérapeute, mais aussi un chef d’orchestre et deux ex-prostituées. Choisis sur dossier et sur entretiens, ils représentent tous les cantons suisses. Convaincus que la sexualité est le domaine privilégié de l’humanisation de l’homme, ils vivent depuis dix mois, à raison d’un week-end par mois, une aventure peu commune. Car le programme, dispensé par les formateurs, dont certains sont eux-mêmes handicapés, met en jeu les questions fondamentales du rapport à l’intime, de la conception de la sexualité de chacun.
Outre des qualités d’équilibre psychologique et d’écoute de l’autre, les participants doivent être capables de cerner leurs propres limites, connaître la spécificité des divers handicaps physiques et mentaux, maîtriser les contextes institutionnels, les aspects éthiques et juridiques de cette pratique naissante. Car la prestation d’assistance sexuelle, d’un strict point de vue juridique, reste à ce jour assimilée à la prostitution – légale en Suisse – même si elle s’en démarque sur le fond. Elle ne représentera d’ailleurs qu’une part secondaire de l’activité des futurs assistants qui continueront à exercer leur profession d’origine.
Pour » Sur les docks « , Claire Hauter a pu, pendant trois jours, suivre une session de la formation et rencontrer Lorenzo Fumagalli, formateur lui aussi et assistant sexuel en Suisse alémanique.
Ce sujet est une première : aucun autre média n’a été autorisé à suivre la formation à ce jour.
Avec :
Catherine Agthe-Diserens, sexo-pédagogue, présidente de l’association suisse Sehp (Sexualité et handicaps pluriels) ; Lorenzo Fumagalli, kinésithérapeute et assistant sexuel en Suisse alémanique ; Sheila Warembourg, formatrice et sexo-pédagogue ;
Les étudiants : Jacques, Christian, Judith, Jerry, Estelle, Jacmel, Madya, Philippe, Christine, Estival.
Réalisation : Rafik Zenine
« Il n’en reste pas moins que 80 candidats se sont présentés pour cette formation et seulement 12 ont été retenus par le SEHP »
C’est peu et révélateur de la motivation des candidats…
En effet, Philippe, tu as raison de préciser ceci (qui a dû porter son effet) :
« Une activité qui ne peut-être principale :
Une particularité de ces assistants sexuels est qu’ils ont l’obligation d’exercer un autre métier au moins à mi-temps et d’informer ses proches de ce choix. Pas question donc d’exercer un métier qui pourrait devenir un moyen exclusif de gagner de l’argent comme dans le cas de la prostitution. »
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