
On ne pourra jamais assez insister sur la stricte nécessité de prévenir les compagnies aériennes de la présence d’une ou de personnes handicapées a bord d’un avion. Cela vous permet d’obtenir l’assistance souhaitée et sans doute d’éviter ce type de malheureuse aventure…
Sécurité avant tout :
Mercredi 4 février, aéroport de Pau. Des sportifs handicapés mentaux et accompagnés par deux personnes se rendent aux Jeux Mondiaux d’Hiver aux Etats-Unis. Les 5 skieurs entrent en cabine, s’installent avec les accompagnateurs. C’est à ce moment qu’une hôtesse d’Air France remarque l’une des 5 skieurs, jeune femme de 27 ans trisomique. L’accompagnateur du groupe est convié à rencontrer le commandant de bord, qui veut « vérifier qu’aucun problème particulier ne se poserait si ces passagers étaient amenés à appliquer les consignes de sécurité ».
Ce qui est moins explicable c’est que le vol aurait été retardé de près d’une heure, le temps pour le commandant de prendre la décision de laisser l’accès à bord et de s’intercaler à nouveau dans le planning des décollages, alors que ces jeunes étaient encadrés par un un team ad hoc.
Le point de vue des accompagnateurs et parents :
L’incident a provoqué l’indignation des familles des handicapés ainsi que des demandes d’explications d’élus du département, parmi lesquels Martine Lignières-Cassou, député-maire PS de Pau, qui se trouvaient à bord de l’appareil.
Ce qui les rends furieux, c’est que pour eux il y a vraiment eu délit de « faciès ». Le président de l’association départementale des amis et parents de personnes handicapées mentales estime que « c’est parce que le handicap de la jeune skieuse se voyait sur son visage que le problème est survenu, ce qui n’a pas été le cas pour les autres sportifs « .
Le point de vue d’Air France :
Le directeur régional d’Air France, Laurent Giscard d’Estaing, a précisé qu’aucune information n’avait été communiquée au préalable par ce groupe à la compagnie sur la présence de personnes handicapées, comme cela se pratique habituellement en vue des «attentions particulières» prises par le personnel de bord pour leur faciliter le voyage et pour la sécurité du vol.
Deuxièmement celui-ci fait aussi valoir que la sécurité des personnes transportées est pour la compagnie une priorité, un équipage cherche à savoir si, en cas de situation extrême, un passager souffrant d’un handicap sera en mesure d’attacher sa ceinture de sécurité, de prendre le masque à oxygène, de se diriger vers une sortie de secours . Une mention signalant le handicap peut figurer sur le dossier de réservation, l’information est alors transmise à l’escale et à l’équipage (celui-ci ne l’avait pas mercredi). »
Surtout prévenez :
Ce malheureux événement prouve bien à quel point il est nécessaire de prévenir les compagnies aériennes de la présence de personnes handicapées a bord d’un vol. Gageons que si cela avait été le cas que cette situation cette situation désagréable pour tous n’aurait pas eu lieu. Evidement il est tout aussi difficilement acceptable que seule la personne handicapée trisomique fut inquiétée alors que tout comme ses 4 autres camarades handicapés mentaux elle était accompagnée.
Bref un petit coup de fil aurait pu éviter ces désagréments. Dommage pour Air France et dommage pour les sportifs handicapés.




















« alors que ces jeunes étaient encadrés par un un team ad hoc »
Une précision Philippe, il est trompeur de le dire, car chaque compagnie aérienne a ses propres règles, qui ne sont pas les mêmes selon le type d’avion dans une même compagnie aérienne.
Comme tu le dis, les responsables ne le sont pas pleinement, et ce sont toujours les mêmes qui trinquent.